Les sports du grenier : Le ski ballet, abandonné par la famille olympique



En démonstration aux JO d’hiver de 1988 et 1992, le ski ballet n’a pas survécu au peu de soutien de la famille olympique. Mais les images de ce sport improbable sont restées.

Des mouvements et figures renversants tirés du ballet sur une courte piste descendante. Le ski ballet porte un nom aussi incertain que la discipline en elle-même. Mais à la fin des années 1980, après être apparu dans le courant des années 1970, le ski ballet est un sport qui s’est structuré au point d’en faire un candidat crédible pour une admission aux Jeux Olympiques.

La discipline est d’ailleurs en démonstration lors des éditions 1988 et 1992 et la France, comme souvent quand un nouveau sport émerge, est en pointe pour pousser à son introduction officielle aux Jeux.

Vainqueur de deux gros globes de la spécialité et champion olympique officieux aux Jeux d’Albertville en 1992 (voir sa prestation ci-dessous), le Plagnard d’adoption Fabrice Becker rappelait dans un article de 20 Minutes l’environnement autour de cette nouvelle discipline émergente dans les compétitions officielles.

« On était le mouton noir du ski. Des marginaux. Un ovni dans un univers sportif classique. À la fédé de ski, ça ne laissait pas indifférent. Les gens qui s’aventuraient là-dedans voulaient sortir du lot. »

Malheureusement, le ski ballet n’est pas soutenu par les plus hautes sphères de l’olympisme et disparaît progressivement des radars des sports d’hiver.

« Je crois que le CIO ne voulait pas d’un patinage bis, avec sa subjectivité, ses travers raconte Fabrice Becker. Et en plus, on ne vendait pas des skis de ballet au grand public. Il n’y avait pas de support économique. » Ne reste donc plus que des images sorties d’un autre temps.