Un requin de 6 mètres pêché puis relâché au large de Marseille



Un pêcheur a fait une drôle de rencontre lundi dernier, alors qu’il pêchait dans l’archipel du Frioul.

Alors que le passionné de pêche était en quête de thons dans les eaux marseillaises, il s’est retrouvé nez-à-nez avec un requin-renard mesurant six mètres de long.

Requin renard commun (Alopias vulpinus) femelle adulte taille exceptionelle en capture accidentelle/relâche vivant à Marseille, 30/07/2018

Capturé ACCIDENTELLEMENT à la ligne en total "No Kill" il y a quelques heures dans le secteur du Frioul à Marseille (France) à la ligne et relâché vivant, ici un spécimen énorme de requin renard commun (Alopias vulpinus) femelle adulte mature dont la taille a été estimée à au moins 6 m en longueur totale (bout du museau jusqu'à l'extrémité du lobe supérieur hyperdéveloppé caudal), soit un corps de longueur de 3 m de long, le lobe supérieur de la queue est quasi aussi long que la longueur précaudale, donc un spécimen d'une taille exceptionnelle au niveau de la Méditerranée et au niveau international d'après la taille annoncée soit la LONGUEUR TOTALE ESTIMEE proche des 6 m de l'animal évaluée en surface. Ce requin qui est reparti vivant en pleine forme (bonne condition) suite à sa capture est totalement inoffensif, il a des dents pointues qui ne dépasse pas quelques millimètres même à ces mensurations énormes. il vit nettement plus au large et plus profond que le requin bleu (Prionace glauca), qui est comme l'espèce précédente commune et typique de nos eaux françaises méditerranéennes et sur le bassin méditerranéen d'une manière générale. Une espèce bien plus furtive et qui évolue à des profondeurs plus grandes que le requin bleu (P. glauca) qui évolue et nage régulièrement en surface certainement pour réchauffer sa température thermique, plus dépendant de cette chaleur naturelle pour activer son métabolisme contrairement au requins renards (requins de la famille des Alopiidés) qui possèdent un échangeur thermique circulatoire qui joue le rôle d'activateur thermique métabolique donc une espèce beaucoup plus indépendante que le requin bleu pour le réchauffement de son corps (même principe chez les requins taupes ou Lamnidés dont appartient le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) ou le requin mako (Isurus oxyrinchus)). Pas de risque avec les requins renards qui sont très rarement côtiers et sont très timides de l'Homme malgré leur masse imposante. Merci Nacer pour ses images et ses informations transmises et à Romain qui a très aimablement signalé au Groupe Phocéen d'Etude des Requins cette capture et relâche exceptionelle dans les eaux marseillaises qui a eu lieu il y a quelques heures à Marseille, et nous répétons pour tous les squalophobes, espèce totalement inoffensive et vivant loin de l'Homme au large sur nos côtes.Crédits Images : Nacer A.

Posted by Groupe Phocéen d'Etude des Requins / Phocean Shark Research Group on Monday, July 30, 2018

Nacer est habitué à remonter de gros poissons à bord de son bateau, mais il avoue que ce requin est de loin sa plus grosse et sa plus belle prise. Après s’être battu avec le prédateur pour remonter sa canne hors de l’eau pendant de longues minutes, le pêcheur s’est résigné à couper sa ligne pour libérer le requin. Il a cassé sa canne a pêche dans la confrontation, bien qu’elle soit adaptée pour la pêche de gros poissons.

Les requin-renards sont inoffensifs, ils sont reconnaissables grâce à leur queue, souvent de la même taille que leur corps. Ces squales évitent les hommes, ils sont assez peureux et sauvages, et ne se nourrissent que de sardines et d’anchois. D’habitude leur taille moyenne ne dépasse pas les cinq mètres de long.

 

Cette rencontre insolite s’est déroulée à quelques deux kilomètres des côtes.